Atlas Web : entre globalisation et localisation
1 janvier, 11:57
Petite remarque en passant. Je pensais le problème temporaire, du à la volonté de mettre en ligne des données avant qu’elles soient complètement traduites, mais cela perdure aujourd’hui.
Je veux parler des toponymes, sur les sites de cartographie routière mondiale, comme Google Maps, Microsoft Live et Yahoo Maps.
Comme ces sites se veulent mondiaux de par leur contenu et de par leur public, on assiste donc à une mise à jour en continu des informations accessibles, essentiellement un rafraichissement des couvertures en images aériennes, mais aussi en tracés routiers et en toponymes.
Mais là où je trouve que ces sites ne rendent pas service, c’est dans leur localisation forcée des données. Par localisation j’entend adaptation au contexte local, de la zones cartographiée. Le cas le plus marquant est le Japon : difficile de trouver une carte qui soit lisible pour un public qui n’a pas accès à la langue écrite japonaise.
Par exemple, le Stade national d’athlétisme de Kasumigaoka, stade olympique de Tokyo), vu par :
Yahoo maps ne présente pas encore de données routières sur Tokyo, mais les toponymes sont translittérés en alphabet latin.
Sur la Chine, très peu de données routières, et les toponymes sont présentés différemment :
- Microsoft Live et Yahoo Maps indiquent les toponymes en alphabet latin.
La Géorgie, qui possède l’un des plus jolis alphabets, est présentée en caractères romains.(Quand elle est présentée…)
Le Nunavut, pareillement équipé d’un superbe alphabet, voit ses toponymes présentées en alphabet latin, mais avec selon la version autochtone ou allochtone.
Pourquoi cette spécificité des toponymes japonais ? Pour mieux rendre service aux visiteurs locaux ? Parce que les données ne sont pas encore traduites ?