La carte comme un tout
14-01-2012
Dans un article à paraître j’étudie la carte comme un tout, un objet d’étude en tant que tel, au lieu de m’intéresser aux problèmes posés par la représentation d’une variable complexe ou la conceptualisation des relations spatiales, pour citer des thématiques à la mode. Ce positionnement a étonné certains de mes lecteurs, et j’ai trouvé curieux que l’on puisse ne plus considérer ce point de vue, cette approche, comme utile. En soi c’est révélateur, épistémologiquement.
Récemment j’ai découvert une perle bibliographique à ce propos. Barbara Bartz Petchenik fut l’élève puis la collaboratrice d’Arthur H. Robinson, notamment sur les thématiques couvertes par The look of maps1. Je ne résiste pas à citer le début d’un de ses articles2, paru en 1974 dans The American Cartographer (revue devenue depuis CaGIS) :
When planning a map, it is not particularly difficult to specify precisely and in detail the characteristics of each of the component graphic elements considered in isolation. But the viewer’s first reaction to the map, under most conditions of use, is not to these individual elements of the display, but rather to the map as a whole. And this reaction to the whole is likely to be more affective than cognitive in nature.
Peu de chercheurs en cartographie ont poursuivi dans cette voie, d’après mes recherches bibliographiques, mais je crois deviner un renouveau récent :)
1 ROBINSON A., H., 1952, The look of maps, Madison, University of Winsconsin Press.
2 PETCHENIK B. B., 1974, “A verbal approach to characterizing the look of maps,” The American Cartographer vol.1, n°1, p. 63-71.